Prévenir la consommation du cannabis : un prix de communication pour une campagne qui impacte

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Pour la deuxième année consécutive, la MILDECA a diffusé sa campagne de communication sur le cannabis. Cette campagne qui s’adresse aux 17-24 ans a fait l’objet comme l’an dernier, d’un post-test, mené par Ipsos (BVA), qui a permis de vérifier son impact dans la durée. Les enseignements restent largement positifs, avec une visibilité en progression et une capacité d'incitation toujours élevée. Cette campagne a reçu le 3 novembre 2026 le Prix de la communication citoyenne de l’ARPP (Autorité de régulation professionnelle de la publicité), catégorie santé publique, qui confirme sa capacité à faire évoluer les comportements.

Cette campagne, composée d’une série de 3 vidéos de 30 secondes, s’adresse aux ± 18 ans et a pour objectif de :

  • Dissuader les adolescents et jeunes majeurs de commencer à consommer du cannabis et prévenir le passage à la consommation régulière de ceux l’ayant déjà expérimenté,
  • Montrer au jeune consommateur l’impact du cannabis sur sa vie et l’informer des effets socio-sanitaires néfastes qu’il produit,
  • Rappeler l’illicéité de la détention ou de la consommation de cannabis.

Cette campagne a fait l’objet d’une rediffusion en 2026 qui lui a permis de cumuler sur les deux vagues plus de 47 millions de vues à 100%.

Une campagne claire, pédagogique et utile

Les représentations évoluent peu par rapport à 2025 : 

  • 3 jeunes sur 4 considèrent le cannabis comme un problème de société,
  • 72% estiment sa consommation banalisée. 

La campagne transmet toujours efficacement ses messages : 92% des jeunes la jugent claire et facile à comprendre, et 82% estiment qu'elle fait comprendre les risques liés à la consommation de cannabis — des niveaux conformes à ceux observés lors du premier bilan. Les bénéfices propres à chaque film sont très bien identifiés, avec 86% à 91% d'adhésion selon les conséquences mises en scène (santé mentale, avenir, jeunesse).

Par rapport à 2025, sa capacité à informer progresse légèrement : 68% déclarent avoir appris de nouvelles informations ou validé des connaissances, contre 65% en 2025. Elle donne également envie à 71% des jeunes d'en savoir plus sur les risques à consommer du cannabis.

Une visibilité en progression

C'est l'une des évolutions les plus notables de ce bilan 2026 : la campagne est mieux reconnue qu'un an auparavant. Après exposition aux vidéos, la reconnaissance globale atteint 38%, soit +8 points par rapport à 2025, culminant à 86% chez les consommateurs, preuve d'un bon ciblage média.

Les trois créations progressent et sont reconnues à des niveaux identiques et le visionnage long reste majoritaire (plus de 7 jeunes sur 10 ont regardé la vidéo plus de 10 secondes).

Une campagne toujours appréciée et convaincante pour cette rediffusion

Comme en 2025, l'agrément global reste élevé et stable à 82% (83% en 2025). 

La campagne est toujours jugée moderne (83%), attractive (83%), convaincante (80%) et utile pour prévenir les risques (82%).

Une capacité d'incitation toujours forte

La campagne conserve, un an après, une forte capacité à orienter les comportements : 

80% des non-consommateurs se disent incités à ne jamais fumer ou refumer, et 85% des consommateurs à arrêter ou réduire leur consommation. Elle incite aussi à surveiller une possible addiction d'un proche (76%) et à sensibiliser son entourage (72%).

Les effets indésirables restent minoritaires et globalement stables, voire en baisse s’agissant de l’image positive du produit et l’envie de consommer :

  • Exagère les risques : 31% (32% en 2025)
  • Montre qu’il est normal de consommer : 25% (26% en 2025)
  • Donne une image positive du cannabis : 15% (26% en 2025)
  • Donne envie de consommer : 15% (19% en 2025).

Statut illégal du cannabis et légitimité de l'État

Pour une très grande majorité des jeunes (85%), il était important de rappeler le caractère illégal du cannabis, ce chiffre montant à 88% chez les élèves et les étudiants (91% des 15-17 ans en 2025).

Pour plus de la moitié des répondants, la présence de la Marianne tout au long des films renforce le message de la campagne (55%) et 73% des interrogés estiment que le Gouvernement est mobilisé pour lutter contre la consommation de cannabis.

L’ajout du slogan « On paie tous le prix de la drogue » est clair et « interpellant » pour 80% des jeunes : il transmet efficacement l'idée que les conséquences de la drogue concernent l'ensemble de la société, au-delà des seuls consommateurs. Ces derniers sont 80% à déclarer que ce slogan est adapté à ces vidéos vs 77% des autres répondants.

Focus sur les consommateurs : une mise à distance des risques confirmée

Comme en 2025, les consommateurs de cannabis relativisent davantage les risques : 

  • 85% jugent le cannabis moins dangereux que les autres drogues illicites, 
  • 87% lui associent un effet relaxant
  • 89% sont favorables à sa légalisation 

La connaissance des risques demeure globalement élevée, mais apparaît moins solide chez les consommateurs, qui ont davantage tendance à minimiser certaines conséquences.

Les effets indésirables de la campagne sont plus présents chez eux :

  • Exagère les risques : 60%
  • Montre qu’il est normal de consommer : 60%
  • Donne une image positive du cannabis : 48%
  • Donne envie de consommer : 41%
  • Ce post-test a été réalisé auprès d’un échantillon de 800 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 à 24 ans ; en résonnance avec la cible média. Cette taille d’échantillon s’avère nécessaire afin d’atteindre suffisamment de répondants ayant vu la campagne pour pouvoir lire les résultats sur cette cible. Ce volume est assez robuste pour permettre au sondeur d’analyser les résultats sur l’ensemble des questions filtrées et fournir des résultats détaillés selon les différentes strates de population, notamment les consommateurs.

    L’échantillon sera construit à partir des dernières données INSEE relatives à la structure de la population française. La représentativité de l’échantillon sera assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, CSP, région d’habitation, catégorie d’agglomération).

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