A Loos, une expérimentation pour prévenir la participation des jeunes aux trafics de stupéfiants

Une action consacrée à la sensibilisation des acteurs de terrain aux thématiques de la prévention de la participation aux trafics par l’organisation d’un atelier et d’une formation.

L’emprise des réseaux de trafics de stupéfiants sur des territoires et des populations constitue un défi majeur pour notre société et tout particulièrement pour les élus locaux, en première ligne face à la demande de sécurité et de tranquillité publique de leurs concitoyens des quartiers les plus défavorisés.
Face à « l’embrigadement » de jeunes, parfois très jeunes, par les réseaux, les professionnels de terrain se disent démunis et en demande d’une meilleure connaissance des trafics, et d’outils pour déconstruire les idées reçues associées aux trafics et accompagner les jeunes.

Afin de répondre à ces besoin, la MILDECA, la Préfecture des Hauts-de-France (PDEC) et la ville de Loos mènent une expérimentation dont les actions sont réfléchies, élaborées et conduites de façon collégiale et les financements délégués à la commune.

L’atelier « mieux comprendre pour mieux prévenir » ainsi que la formation « construire, mettre en place et animer un projet de CPS » visent à développer les compétences des acteurs du territoire en contact avec les jeunes et leurs familles. Lors du premier atelier, un psychologue de la PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse) est intervenu, afin d’aborder la question des facteurs de vulnérabilité et d’entrée dans la délinquance.
Par ailleurs, pendant 5 jours, l’association PRISME a formé les acteurs de terrain au sujet de la mise en place d’interventions visant au renforcement des compétences psychosociales des jeunes et à leur suivi.

Ces actions sont destinées aux professionnels en contact avec des jeunes touchés par les problématiques liées aux trafics de stupéfiants. Elles s’adressent aussi bien à des personnels de l’Education nationale qu’à des intervenants hors du milieu scolaire, et favorisent un dialogue entre acteurs, dans une logique de partenariat territorial (proviseurs, médecine scolaire, éducateurs, assistantes sociales, coordinateurs Rep+, police municipale, etc.).

Une évaluation globale de l’expérimentation est prévue en 2024. Elle sera réalisée par le CESDIP sur les trois territoires d’expérimentation : en plus de Loos, Sarcelles et Lille mènent également un projet de prévention de la participation des jeunes aux trafics de stupéfiants.