A l’occasion de la sortie du plan national de mobilisation contre les addictions 2018-2022, la MILDECA a réaffirmé sa volonté de faire de la lutte contre les conduites addictives une priorité de la santé au travail, en cohérence avec les dispositions du plan santé au travail sur les risques multifactoriels. Dans ce cadre, une nouvelle édition de la formation des formateurs à la prévention des conduites addictives en milieu professionnel aura lieu du 25 au 27 juin 2019 à Paris.

La MILDECA, le ministère du Travail et l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP) proposent depuis fin 2015 une formation de formateurs destinée aux professionnels de la santé au travail. Au rythme de deux sessions par an, 120 professionnels ont déjà été formés qui ont à leur tour formé 250 autres médecins et infirmiers.
Le dispositif vise à consolider les services de santé au travail dans leur rôle de conseil auprès des dirigeants, des salariés et des représentants du personnel. La mise en place d’une véritable prévention (primaire, individuelle et collective) des conduites addictives constitue un enjeu encore insuffisamment pris en compte par les manageurs dans le cadre de la qualité de vie au travail et de la performance des organisations.

Parallèlement au renforcement de l’implication des médecins du travail et de prévention dans la prévention et la prise en charge des conduites addictives, de nouvelles mesures, inscrites au plan national de mobilisation contre les addictions, sont en cours pour développer la prévention dans les entreprises et dans la fonction publique. En particulier :

  • L’intégration des conduites addictives en entreprise dans le cadre de la RSE : un avis [1] rendu par la plate-forme RSE (responsabilité sociétale des entreprises) de France Stratégie en janvier dernier propose plusieurs mesures encourageant les entreprises à s’engager dans des démarches volontaires visant à prévenir et réduire les consommations à risque d’alcool, de tabac et de stupéfiants.
  • La valorisation et diffusion des initiatives en faveur du maintien dans l’emploi des personnes présentant des conduites addictives.
  • L’accompagnement des secteurs d’activité les plus exposés aux conduites addictives.
  • Le renforcement de la prévention des jeunes en formation en alternance et notamment des apprentis dont la consommation de substances psychoactives est le double de celles des jeunes de la même tranche d’âge.
  • La poursuite de la recherche pour disposer de données précises sur les facteurs de risques des conduites addictives en milieu de travail et sur les risques pour les salariés et l’entreprise.