ref_coc_reco_couv_150_02.jpg
La consommation de cocaïne a augmenté considérablement ces dernières années.

En France, l’expérimentation a plus que doublé en dix ans avec un nombre d’expérimentateurs de cocaïne parmi les 12-75 ans estimé à environ 1 million de personnes. Le nombre d’usagers réguliers est estimé à 250 000 en 2005. De plus, il semble que la consommation de cocaïne sous toutes ses formes s’étende dans tous les milieux.

L’usage de la cocaïne basée (forme fumable de la cocaïne), appelée selon les milieux où elle est consommée crack ou free base, s’élargit également. En 2005, l’OFDT estimait le nombre de consommateurs de crack ou free base dans une fourchette allant de 6 000 à 10 000 personnes, également réparties entre les Antilles-Guyane et la région parisienne.

L’usage de crack  initialement circonscrit à une population à forte précarité sociale, tend à se diffuser dans des milieux socioculturels variés.

Or la consommation de cocaïne ou de crack présente des risques sanitaires souvent ignorés des consommateurs, notamment cardiaques et psychiatriques.
L’injection de cocaïne induit un risque de transmission de maladies infectieuses (VIH, VHC).

Les résultats intermédiaires de l’étude Ofdt « Usage problématique de cocaïne/crack, quelles interventions pour quelles demandes ? » présentés dans le n°68 de Tendances montrent que les professionnels de santé sont en attentes d’outils d’aide à la prise en charge des patients consommateurs de cocaïne /crack. Or, le dispositif de prise en charge spécialisée reste essentiellement centré sur les opiacés. C’est pourquoi le Ministère de la santé et des sports a saisi la Haute autorité de santé (HAS) dès août 2008 afin de mettre en œuvre un référentiel cocaïne. Ceguide de bonnes pratiques de prise en charge des consommateurs de cocaïne est paru en mai 2010. Cette demande s’inscrivait dans le cadre du plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2008-2011 rédigé par la Mildt.

ALLER PLUS LOIN
  • Tendances n°68