min-justice_2020-07_princ_300x115.png
Le ministère de la Justice joue un rôle important en matière de lutte contre l’usage et le trafic de stupéfiants et plus largement de lutte contre les conduites addictives. Les actions des différentes directions du ministère sont menées en étroite collaboration avec la MILDECA et les ministères concernés par ces questions.

La Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) est chargée de l’élaboration, de l’animation et du suivi de la politique pénale définie par le Garde des Sceaux. Dans le domaine des addictions, cette politique pénale se décline en plusieurs volets. La Sous-direction de la Justice pénale spécialisée élabore les instructions générales de politique pénale en matière d’infraction à la législation sur les stupéfiants et de blanchiment, ces domaines étant des priorités judiciaires, tant au plan national qu’au plan international. Elle est aussi chargée de veiller à l’application des lois encadrant, sous peine de sanctions pénales, la vente et la publicité des produits licites (alcool, tabac, jeux d’argent et de hasard, médicaments). La Sous-direction de la Justice pénale générale traduit quant à elle en actions concrètes les directives de politique pénale concernant le traitement judiciaire des personnes souffrant de conduites addictives.

La Direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) est la direction chargée de la justice des mineurs. Elle contribue à l’élaboration et à l’application des textes relatifs aux mineurs auteurs d’actes de délinquance ou "en danger" (article 375 du code civil). Sur le terrain, les professionnels de la DPJJ apportent aux magistrats, préalablement à toute décision de fond, les éléments d’information sur la personnalité et la situation des mineurs. La DPJJ met ensuite en œuvre les décisions pénales ou civiles prises par l’autorité judiciaire en assurant le suivi éducatif des mineurs dans les structures de milieu ouvert, d’hébergement et en détention. 

Tout en participant à l'exécution des décisions et sentences pénales et au maintien de la sécurité publique, la Direction de l’administration pénitentiaire favorise la réinsertion sociale des personnes qui lui sont confiées par l'autorité judiciaire. Cette direction du ministère de la justice travaille étroitement avec la MILDECA afin de prévenir la récidive de l'usage de produits psychotropes chez ces publics vulnérables, que les mesures prononcées à leur égard interviennent avant ou après jugement et soient exécutées en milieu fermé, dans les prisons, ou en milieu ouvert.

En collaboration avec des partenaires publics ou associatifs, l'administration pénitentiaire favorise la mise en place d'actions de prévention et d'éducation à la santé en direction des personnes placées sous main de justice rencontrant des problèmes d'addictions. Elle favorise également l'accompagnement de ces personnes fragilisées.