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Le Plan national de lutte contre les stupéfiants a été présenté à Marseille le 17 septembre 2019 par les ministres de l’Intérieur, Christophe Castaner, de la Justice, Nicole Belloubet, de l’Action et des Comptes Publics, Gérald Darmanin, et le Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, en présence de Nicolas Prisse, Président de la MILDECA.

Lors de la conférence de presse, les Ministres ont annoncé la création d’un chef de file unique, l’office anti-stupéfiant (OFAST) et la généralisation des cellules de renseignement opérationnel sur les stupéfiants (CROSS).

La France a fait le choix d’une politique globale et équilibrée contre les conduites addictives associant : la prévention dès le plus jeune âge, l’accompagnement des usagers, incluant la réduction des risques et des dommages, la coopération internationale, un effort soutenu en faveur de la recherche et un engagement fort contre les trafics.

La MILDECA se réjouit ainsi de la sortie de ce plan qui précise et met en œuvre les priorités de l’axe 3 du Plan national de mobilisation contre les addictions 2018-2022 : faciliter la lutte contre les trafics et renforcer les compétences dédiées, renforcer la coopération internationale, limiter l’attractivité des trafics.

Un chef de file unique et identifié contre les trafics : l’OFAST

Sur le modèle de la DGSI, chef de file unique de la lutte anti-terroriste, le nouvel office anti-stupéfiant, l’OFAST, sera le pilote de la lutte contre les trafics de drogues. Il sera placé sous la direction d’une haut-responsable de la police nationale, secondée par un magistrat. Cette nouvelle gouvernance interministérielle est essentielle pour l’efficacité de l’action publique.

L’office sera organisé en trois pôles dirigés chacun par un policier, un gendarme et un douanier pour un total de 16 antennes territoriales :

  • Un pôle territorial et prévention chargé d’assurer le partage de l’information et du pilotage des enquêtes au niveau local, de la prévention et de la formation ;
  • Un pôle opérationnel composé de 150 enquêteurs, policiers et gendarmes chargés de conduire les enquêtes de niveau national et international ;
  • Un pôle chargé de l’analyse stratégique et des relations internationales chargé de la coopération internationale.

Des renseignements mieux partagés, des renseignements de terrain : les cellules du renseignement opérationnel sur les stupéfiants (CROSS)

En parallèle, le plan a créé 28 cellules de renseignement opérationnel sur les stupéfiants (CROSS) dans les grandes aires urbaines plus 3 en cours d’installation et qui seront opérationnelles d’ici à fin 2019. Complètement ancrées localement, ces cellules ont pour objectifs de décloisonner les renseignements et mieux les collecter et les analyser. Elles seront par ailleurs, accessibles à d’autres acteurs comme par exemple, la police municipale et les bailleurs sociaux.