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D’après le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié le 26 mai 2020 par Santé publique France, le tabagisme quotidien a baissé de 4,5 points entre 2014 et 2019. Il s’agit de la plus forte baisse observée depuis le début des années 2000. Elle concerne les hommes comme les femmes, dans plusieurs classes d’âge, les personnes non diplômées et diplômées, et tous les niveaux de revenus parmi les actifs occupés. La quantité de tabac fumée a également diminué. On observe cependant un écart de 12 points de prévalence du tabagisme quotidien entre les plus bas et les plus hauts revenus et un écart de 17 points entre personnes au chômage et actifs occupés

En 2019, trois Français de 18-75 ans sur dix déclaraient fumer (30,4%) et un quart fumait quotidiennement (24,0%). Si globalement la prévalence du tabagisme quotidien ne varie pas de façon significative entre 2018 et 2019, elle est en baisse parmi les femmes (passant de 22,9% à 20,7%). Les inégalités sociales restent très marquées. La baisse observée en 2018 chez les plus fragiles (non diplômés, chômeurs) n’est pas confirmée en 2019.

Quel impact de la crise sanitaire liée au COVID-19 ?

D’après Santé publique France, plus d’un quart des fumeurs ont augmenté leur consommation de tabac pendant le confinement. Pour 55%, elle est restée stable et pour 19% elle a diminué.

La hausse moyenne du nombre de cigarettes fumées par les fumeurs quotidiens est de 5 cigarettes par jour. L'augmentation de la consommation de tabac est plus fréquemment mentionnée par les 25-34 ans (41 %) et les actifs travaillant à domicile (37%).

Le confinement lié au Covid-19 et les difficultés économiques engendrées par la crise sanitaire risquent de bousculer la dynamique de baisse des consommations observée ces dernières années en France et nous rappellent que la prévention du tabagisme s’inscrit dans la durée.

Afin que 2020 ne marque pas un coup d’arrêt à la tendance à la baisse décrite dans le BEH, il convient de poursuivre l’amplification des actions de lutte contre le tabagisme. A ce titre, les différents projets financés par le Fonds de lutte contre les addictions devraient contribuer à la poursuite de la débanalisation de ce produit dans la société française et au renforcement d’actions susceptibles de réduire les inégalités sociales.

ALLER PLUS LOIN
  • Lire le BEH du 26 mai 2020
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