C’est un terme anglo-saxon qui se traduit par « alcoolisation ponctuelle importante » (API) dans un temps très court, avec recherche d’ivresse, connu également sous le terme « d’intoxication alcoolique aiguë » ou « alcoolisation massive ».

Il s’agit d’une consommation avec une recherche intentionnelle et organisée d’ivresse qui se déroule souvent en groupe, parfois sur la voie publique.

D’après l’enquête ESCAPAD 2018, moins de la moitié des jeunes de 17 ans (44 %) disent avoir bu plus de cinq verres en une seule occasion au cours des trente derniers jours. En ce qui concerne les API répétées (au moins trois épisodes au cours du mois), 16,4% des jeunes de 17 ans déclarent avoir été dans cette situation, alors que les API dites « régulières » (au moins dix fois) ne concernent, comme en 2014, qu’une très faible part des adolescents (2,7 %).

La consommation excessive ponctuelle n’expose pas aux mêmes dangers que la consommation régulière d’alcool. La perte de contrôle, les comportements violents et impulsifs peuvent se révéler dangereux pour les autres mais également pour soi. Au-delà des accidents de la route ou de sport, la personne alcoolisée devient la victime idéale de rixes, de manipulations et de violences physiques, morales ou sexuelles. Des complications médicales graves peuvent survenir lors de ces intoxications aiguës : coma éthylique, décès dans certains cas exceptionnels, traumatismes, troubles respiratoires…

Sur le long terme, le cerveau est également impacté par ces excès. Enfin, une initiation précoce (avant 15 ans) et un maintien dans l’usage chez les adolescents augmente les risques de dépendance ultérieure, de troubles cognitifs et l’apparition de troubles psychiatriques.