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Les médicaments psychoactifs

Publié le 10/08/2015

Prescrit et utilisé avec discernement, un médicament psychoactif permet d'atténuer ou de faire disparaître une souffrance psychique. Un médicament psychoactif est prescrit par un médecin. Après examen, celui-ci établit un diagnostic et, s'il l'estime nécessaire, détermine le traitement adapté à l'état de santé du patient.

Un grand nombre de personnes demandent à leur médecin des médicaments pour faire face à des troubles provoqués par leurs difficultés quotidiennes. Ces troubles peuvent être transitoires, occasionnels ou devenir chroniques. Dans tous les cas, les prescriptions ont une durée limitée (à un mois) : tout renouvellement donne lieu à une nouvelle consultation.

 

Il est conseillé de s’en tenir à l’ordonnance du médecin :

  • Tranquillisants ou somnifères peuvent être prescrits temporairement sans conséquences pour la santé.
  • Les médicaments psychoactifs ne doivent pas être réutilisés sans nouvel avis médical et ne conviennent pas à une autre personne : une prescription est individuelle et personnelle.
  • Une consultation médicale ne se termine pas obligatoirement par la prescription de médicaments, notamment de tranquillisants ou de somnifères.
  • Un état anxieux ne relève pas systématiquement d’une prescription de tranquillisants. Le médecin saura s’il s’agit d’une maladie ou de difficultés passagères, et proposera alors des solutions adaptées.
  • Le patient doit se conformer strictement à l’ordonnance du médecin.

 

La consommation médicamenteuse chez les usagers réguliers d’héroïne ou de cocaïne

Parmi les usagers de drogues, la consommation des médicaments psychoactifs (notamment les benzodiazépines) peut être thérapeutique, constituer une automédication ou être « détournée » de son usage thérapeutique. Dans ce dernier cas, ils sont consommés pour apporter des sensations nouvelles ou moduler les effets sédatifs ou excitants des substances psychoactives consommées par ailleurs (héroïne, cocaïne…). L’association avec l’alcool est fréquente dans le cadre de ces polyconsommations. Les médicaments psychoactifs peuvent faire l’objet de trafic, au même titre que les substances psychoactives illicites.

 

Les traitements de substitution prescrits en cas de trouble lié à l’usage d’héroïne sont également concernés par le mésusage. Certaines personnes cumulent un mésusage de médicaments psychoactifs et un usage de substances psychoactives licites ou illicites (alcool, autres drogues). Cette association comporte des dangers, d’autant que certaines interactions sont méconnues médicalement. Le mélange avec l’alcool, notamment, potentialise ou parfois annule les effets des substances absorbées.


chiffre clé

18 %

des 18-75 ans ont consommé des médicaments psychoactifs dans l’année (source OFDT)

Poppers colles solvants

Publié le 10/08/2015

Les poppers sont des préparations contenant des nitrites dissous dans des solvants, présentés comme aphrodisiaques et euphorisants, et destinés à être inhalés.

Les poppers sont essentiellement consommés par les jeunes adultes. Ils sont utilisés dans les milieux homosexuels depuis les années 1970 et leur consommation s'est étendue secondairement à d'autres usagers, en milieu festif. Les poppers se présentent sous la forme d'un liquide très volatile contenu dans un petit flacon ou une ampoule à briser pour pouvoir l’inhaler. Leur usage n’est pas interdit mais il comporte certains risques.

 

Les autres inhalants et les solvants sont des substances chimiques contenues dans des produits d'usage courant que l'on peut légalement se procurer dans le commerce. Inhalés, ces produits sont utilisés pour leurs effets psychoactifs, en particulier par des enfants ou des adolescents très jeunes. Ils ont une forte toxicité. Les solvants organiques (volatils ou gazeux) les plus connus sont l'éther, le trichloréthylène et l'acétone. On les trouve dans une gamme de produits variés : colles, solvants, détachants, vernis, dérivés du pétrole, gaz propulseurs de bombes aérosols, etc.


GHB et GBL

Publié le 10/08/2015

Le GHB (gamma-hydroxybutyrate) ou Gamma OH est une molécule anesthésique à usage médical. Il a une double action : euphorisante, puis sédative. Son utilisation comme drogue est cantonnée à certains lieux de la vie nocturne. Il est classé comme stupéfiant. 

Il est généralement vendu sous forme de poudre soluble ou sous forme liquide et est ingéré.

 
Le GBL

La Gamma-butyrolactone est un précurseur chimique du GHB. C’est un liquide toxique, à vocation industrielle, très acide, qui est utilisé tel quel ou mélangé à d’autres produits chimiques (solvants, décapants, etc...). Cette association de la GBL avec d’autres molécules chimiques majore les risques de toxicité initiaux.

 

LA LOI ET LA GBL

La GBL est inscrite sur la liste des produits surveillés : les industriels doivent déclarer tout soupçon d’utilisation détournée de ce produit.

En outre, depuis le 2 septembre 2011, un arrêté du ministère de la Santé interdit la vente et la cession au public de la Gamma-Butyrolactone (GBL) en tant que matière première, ainsi que des produits manufacturés en contenant une concentration supérieure à 10% et/ou d'un volume de plus de 100 ml (cela concerne également le 1,4 butanediol (1,4-BD), un autre solvant chimique).

Les sanctions pénales prévues en cas de vente ou de cession au public de la GBL et du 1,4-BD sont de 3 ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende.

L’article L 3421-4 du code de la santé publique prévoit d’ailleurs une peine de 5 ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende pour celui qui inciterait à l’usage de la GBL en la présentant comme ayant des propriétés stupéfiantes.

Enfin, le fait de faire absorber, par violence ou par ruse, de la GBL à quelqu’un est susceptible d’être qualifié pénalement sur la base de l’administration de substance nuisible (article 222-15 du code pénal) et est passible à ce titre de peines pouvant aller jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle. La vigilance de chacun est essentielle, compte tenu des conséquences en matière d’infractions, agressions sexuelles notamment.


Champignons et Plantes

Publié le 10/08/2015

Les champignons hallucinogènes (ainsi que les préparations les comprenant) sont classés comme stupéfiants. La famille la plus connue des champignons hallucinogènes est la famille des psilocybes qui comporte plus de 80 variétés. Le principe psychoactif essentiel est la psilocybine. Les champignons hallucinogènes sont surtout consommés dans un but expérimental, la consommation régulière reste rare.

 

Diverses espèces de champignons peuvent induire, après ingestion, des modifications sensorielles, voire des hallucinations. De ce fait, ces espèces ont donné et donnent encore lieu, en de nombreuses régions du globe (notamment en Amérique centrale), à des usages rituels (dans un cadre de chamanisme). C’est sous l’influence de ce modèle que les sociétés occidentales utilisent les champignons hallucinogènes.

 

LES AUTRES PLANTES HALLUCINOGENES

Toutes ces plantes sont consommées de manière très marginale en France :

  • les plantes à mescaline ou cactus hallucinogènes (peyotl) ;
  • la Salva Divinorium ou sauge divinatoire ;
  • les solanacées (datura, belladone, mandragore, etc.) ;
  • l'ayahuasca ;
  • l'iboga.

La plupart de ces plantes sont classées comme stupéfiants. Leurs effets hallucinogènes sont souvent très puissants et leur consommation peut être extrêmement dangereuse, voire mortelle. Les rituels « spirituels », « chamaniques » ou de « médecine alternative » auxquels elles sont parfois associées peuvent dissimuler des tentatives d’emprise de la part de charlatans ou de sectes.

 


Kétamine

Publié le 10/08/2015

Le chlorhydrate de kétamine est un produit utilisé en France en anesthésie humaine et vétérinaire. On trouve la kétamine sous forme de poudre cristalline, de gélules ou de comprimés. Généralement "sniffé", notamment chez les consommateurs de cocaïne la kétamine est parfois injectée par voie intramusculaire.

 


Tabac

Publié le 10/08/2015

Le tabac est une plante cultivée dans le monde entier. Après séchage, les feuilles sont mises à fermenter pour obtenir un goût spécifique. Les tabacs en feuilles sont classés selon leur variété ou leur mode de séchage. Les tabacs bruns sont séchés à l'air et au feu ; les tabacs blonds sont séchés à l'air chaud, les tabacs clairs (« goût américain ») sont séchés à l'air ou au soleil.

Le tabac est proposé à la consommation sous forme de cigarettes, cigares, tabac en vrac (à rouler ou pour la pipe / chicha), tabac à chiquer. Toutes ces formes sont toxiques. Le tabac à rouler est encore plus nocif que les cigarettes vendues en paquet : son rendement en nicotine et en goudrons est trois à six fois plus élevé, et les cigarettes roulées ne contiennent généralement pas de filtre.


Alcool

Publié le 10/08/2015

Si le vin est la boisson la plus consommée en France, il l’est peu parmi les 15-25 ans. La bière et les alcools forts sont davantage consommés par les jeunes.

L'alcool est obtenu par fermentation de végétaux riches en sucre ou par distillation et entre dans la composition des boissons alcooliques : vin, cidre, bière, rhum et alcools distillés, vodka et whisky.

Premix, Alcopops et Vinipops

Les professionnels du secteur des boissons alcoolisées ont développé des stratégies marketing en direction des jeunes consommateurs, attirés par les saveurs sucrées. Ces produits sont des mélanges de différents types d’alcool, de jus de fruits ou de sodas, dont la teneur en sucre, souvent élevée, masque le goût de l’alcool. Les nouveaux consommateurs, habitués à l’alcool grâce à ces produits, peuvent ensuite « évoluer » vers d’autres types de boissons alcoolisées et entretenir ainsi ce marché.

 

Les équivalences d'alcool

reglette_alcool.jpg
reglette_alcool.jpg, par mildeca

 

Il y a la même quantité d'alcool dans un demi de bière, une coupe de champagne, un ballon de vin, un verre de pastis, etc.

1 verre standard = 10 g d'alcool

Le verre d'alcool standard contient 10 g d'alcool pur ou encore 1,25 centilitre d'alcool pur quel que soit le produit alcoolisé.

 

Inégaux face à l’alcool

Face à la consommation d’alcool, chacun réagit différemment selon sa corpulence, son état de santé physique et psychique, que l’on soit un homme ou une femme, et selon le moment de la consommation. Le seuil de tolérance dépend donc de la personne et du contexte.


chiffre clé

49 000

c’est le nombre de décès par an attribuable à l’alcool en 2009 (source OFDT)

LSD

Publié le 23/07/2015

C’est une substance de synthèse fabriquée à partir de l'acide lysergique, le LSD (couramment appelé « acide » ) est caractérisé par une puissante action hallucinogène.

L'acide lysergique est produit par un champignon, l'ergot de seigle. Dans les années 1960, son usage était fortement associé aux mouvements qui recherchaient dans sa consommation une symbiose mystique avec l'environnement (mouvement hippie).

 

Le LSD se présente le plus souvent sous la forme d'un petit morceau de buvard imbibé portant un dessin, parfois d'une « micropointe » (ressemblant à un bout de mine de crayon) ou sous forme liquide. Il est le plus souvent avalé. Les effets surviennent après une demi-heure (parfois plusieurs heures) et durent entre cinq et douze heures. Une sensation de malaise peut persister pendant plusieurs jours.


Héroïne

Publié le 23/07/2015

L'héroïne est un opiacé puissant, obtenu par synthèse à partir de la morphine, extraite du pavot. La morphine est le médicament le plus actif contre la douleur. Il arrive que ce médicament soit détourné, avec les mêmes dangers que ceux de l’héroïne.

 

L’héroïne peut être fumée, sniffée (reniflée avec une « paille ») ou injectée (à l’aide d’une seringue). Quelle que soit la façon dont elle est consommée, elle comporte toujours des risques importants pour la santé.

L’injection est cependant le mode de consommation le plus dangereux, notamment en raison du risque particulièrement important de transmission sanguine du VIH/sida et des virus des hépatites B ou C. En France, les pratiques d'injection sont stables depuis les années 1990.

 

L’héroïne peut prendre :

  • différentes formes : poudre, granulés, cailloux…
  • différentes couleurs : blanche, brune, beige, grise, rosâtre…
  • différents noms : rabla, came, tar, dré, poudre, smack, junk, horse, schnouff, blanche, brune, brown sugar…

chiffre clé

70000

c’est le nombre de personnes vues dans les structures de réduction des risques pour usagers de drogues en 2012 (source OFDT)

MDMA – Ecstasy

Publié le 23/07/2015

La MDMA (méthylènedioxymétamphétamine) est une molécule de la famille chimique des amphétamines.

 

Elle peut se présenter sous forme de comprimés de couleurs et de formes variées, ornés d’un motif ou d’un logo qui change régulièrement. Dans ce cas, elle est également appelée "ecstasy".

Lorsqu’elle se présente sous forme de poudre (éventuellement présentée en gélule) ou de cristaux : elle est appelée MDMA.

 

En France, au début des années 1990, la consommation d’ecstasy était essentiellement rattachée à des mouvements de culture musicale techno et aux fêtes de type « rave party » et « free party ». Aujourd’hui, la consommation de ce produit déborde de ce contexte culturel et peut se rencontrer dans tout type de lieu ou d’événement festif : bar, boîte, festival, concert, fête privée, etc.

 

Le contenu d'un comprimé présenté comme étant de l'ecstasy est souvent incertain voire nulle. On peut y trouver de la caféine, des médicaments, des sucres et liants divers mais aussi d’autres substances psychoactives. 


chiffre clé

940000

comprimés d’ecstasy ont été saisis en 2014 (source OFDT)