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Lexique

Tabagisme

Toxicomanie par usage du tabac, caractérisée par son extension mondiale et par ses lourdes conséquences sociales. Certaines des conséquences du tabagisme peuvent concerner les personnes exposées de façon prolongée et involontaire à la fumée des cigarettes (tabagisme passif). SYN. : tabagie.

Épidémiologie

Au niveau international, le tabagisme actif concerne 1,1 milliard de personnes dans le monde et entraîne directement le décès de 3,5 millions de fumeurs chaque année.

Selon l'O.M.S., qui qualifie officiellement cette toxicomanie de " fléau social ", 42 % des hommes et 24 % des femmes des pays développés fument, contre respectivement 48 % et 7 % pour les pays en voie de développement.

En ce qui concerne la France, la consommation de tabac (exprimée en kg/personne/an, enfants et abstinents compris) a chuté pendant la dernière guerre pour s'élever aussitôt après (1,29 kg en 1950). Elle a rapidement augmenté des années 1950 au milieu des années 1970 (1,84 kg) et se maintient à peu près stable depuis (1,82 kg en 1991). Depuis 20 ans, la proportion de fumeurs diminue chez les hommes (elle est passée de 59 à 48 %), mais augmente chez les femmes (de 28 à 33 %).

Malgré une baisse sensible depuis les années 1970, un tiers des Français se reconnaissent encore fumeurs, dont 30 % des jeunes de 12 à 19 ans, et 51 % de l'âge de 19 ans (Enquête Baromètre Santé Jeunes 1997/1998) et 35 % des sujets de plus de 18 ans (BEH no 17, 1998, enquête en 1997). À 15 ans, plus de 58 % des garçons et plus de 56 % des filles ont expérimenté l'usage du tabac. Entre 18 et 34 ans, 50 % de la population générale fume.

En 1998, les fumeurs réguliers de tabac en France (au moins une cigarette par jour) représentent 33 % de la population adulte soit 42 % des hommes et 27 % des femmes. En 1997, la consommation moyenne a été de 15 cigarettes par jour chez les hommes et 12 chez les femmes.

C'est chez les personnes mariées, qu'il s'agisse d'hommes ou de femmes, que l'on trouve le moins de fumeurs, et chez les personnes vivant en concubinage qu'on en rencontre le plus ; viennent ensuite les personnes divorcées et les célibataires. Les veufs des deux sexes présentent le plus faible pourcentage de fumeurs.

Pour les hommes, la plus forte proportion de consommateurs réguliers se situe dans les milieux ouvriers, alors que les agriculteurs sont moins souvent fumeurs. Chez les femmes, ce sont les employées, les professions intermédiaires et les cadres supérieurs qui témoignent des proportions de fumeuses les plus élevées et les agricultrices les plus basses. Les quantités consommées sont particulièrement élevées chez les commerçants (hommes et femmes).

Tabac et alcool sont souvent associés. Ainsi, plus de la moitié des hommes qui boivent un apéritif tous les jours fument plus de dix cigarettes par jour, contre 35 % pour l'ensemble de la population masculine. Ce parallélisme de la consommation d'apéritifs et de celle du tabac s'observe aussi chez les femmes (alors que, chez elles, le fait de boire du vin à table n'est pas corrélé à la consommation de tabac).

La trajectoire du fumeur

Chez la plupart des fumeurs, on retrouve au moins un des critères caractéristiques d'un type de dépendance :

a) la dépendance comportementale dépend de la pression sociale et conviviale ;

b) la dépendance psychique est liée aux effets psychoactifs de la nicotine : plaisir, détente, stimulation intellectuelle, action tranquillisante, antidépressive et anorexigène ;