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Lexique

Ecstasy

Amphétamine donnant lieu à un usage nocif et parfois toxicomaniaque, et dont les effets neurologiques et cardiovasculaires se révèlent souvent toxiques. SYN. : ecsta, pilule d'amour, essence, E, EX, XTC, Adam, MDM ou encore chamallow, etc. (ces diverses dénominations correspondent soit à la MDMA stricto sensu, soit à des amphétamines apparentées).

La MDMA a été déclarée illégale le 1er juillet 1985 par la Drug Enforcement Administration (DEA) et inscrite sur la liste I des stupéfiants. Devant les pétitions de psychiatres américains, elle est néanmoins restée autorisée sous contrôle médical jusqu'en septembre 1987. Mais la démonstration faite qu'elle provoquait chez le singe de graves atteintes des réseaux neuronaux sérotoninergiques du cerveau conduisit la DEA à la classer définitivement parmi les stupéfiants en avril 1988. En France, la MDMA est inscrite au tableau des stupéfiants depuis l'arrêté du 9 juillet 1986 (J.O., 26/07/86). L'ecstasy (méthylène-dioxy-3,4-méthamphétamine, abrégé en MDMA) fait régulièrement la une de l'actualité, lors de la découverte de laboratoires clandestins où l'on opère sa synthèse, ou lors de saisies importantes (elles sont passées en France de 30 doses en 1987 à 350 000 en 1996 et à 199 000 en 1997). Diverses enquêtes sur l'ecstasy et son utilisation ont été publiées en France en 1998. Un rapport d'expertise collective réalisé à la demande de l'INSERM a été rendu public le 16 juin 1998.

L'ecstasy est vendue sous forme de comprimés blancs ou brunâtres, contenant de quelques milligrammes à plus de 200mg de MDMA (ces comprimés sont parfois ornés d'un motif caractérisant leur origine mais non leur composition), ou de gélules. D'autres produits apparentés à la MDMA (MDA, MDEA, MBDB, 2-CB, etc.) sont vendus également sous la dénomination d'ecstasy, parfois isolément, parfois en mélange. Il est fréquent de retrouver, lors de l'analyse chimique des comprimés ou des gélules, d'autres substances parfois également toxiques : stimulants (amphétamines, caféine et éphédrine), analgésiques (codéine, aspirine, paracétamol), hallucinogènes (LSD, atropine, kétamine, phencyclidine), anabolisants divers (testostérone, etc.). L'excipient est généralement composé de sucres (lactose, glucose, mannitol). Plus de deux cents types de comprimés d'ecstasy ont été identifiés de par le monde, dont la moitié en Europe.

Pharmacologie cellulaire

Neuromédiation sérotoninergique. La MDMA agit essentiellement sur les neurones contenant la sérotonine (neurones sérotoninergiques), neuromédiateur impliqué entre autres dans la régulation des affects et de l'humeur et dans le contrôle de l'impulsivité. Plus exactement, la MDMA entraîne une libération massive de la sérotonine, une inhibition de sa synthèse et un blocage de sa recapture (processus qui permet d'évacuer le neuromédiateur présent dans la synapse en le réabsorbant) par le neurone qui l'a émise. Cette action est associée à ses effets psychotropes. Cette première phase est suivie d'une déplétion corticale en sérotonine (" vidange " des neurones), maximale entre la sixième et la dix-huitième heure suivant l'ingestion, et normalisée en vingt-quatre heures. Les états dépressifs qui suivent la prise de MDMA pourraient être associés à cette diminution de la concentration en sérotonine au niveau cérébral. De même, l'hyperthermie, constituant l'une des conséquences péjoratives les plus graves de l'usage de MDMA, évoque le syndrome d'hypersérotoninergie décrit au décours de l'usage de certains médicaments actifs sur la synapse sérotoninergique.

Une baisse de la concentration en sérotonine, qui peut se poursuivre plusieurs semaines, commence environ vingt-quatre heures après

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Créée en 1982 et placée sous l’autorité du Premier ministre, la MILDT est chargée d’animer et de coordonner les actions de l’Etat en matière de lutte contre les drogues et les toxicomanies

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