


Être aidé
Dans cette rubrique, vous trouverez, par thèmes, des questions les plus fréquemment posées sur le site ADALIS (Addictions Drogues Alcool Info Service). Les réponses, apportées par ADALIS et mises à jour par la MILDT, proposent à tout un chacun de disposer d’informations claires, complètes et validées.
Vous trouverez dans ce dossier les informations disponibles, en l’état actuel des connaissances, sur cette drogue, ses effets, les conséquences de son usage sur la santé et le comportement.
Il existe plusieurs possibilités d’aide, d’accompagnement, parfois de soins pour faire face aux problèmes posés par l’usage de cannabis ou de toute autre drogue. Elles concernent aussi bien les usagers que les personnes de leur entourage.
Des documents d’informations édités par les pouvoirs publics ou par des associations sont disponibles dans les lieux d’accueil ou de documentation.
Des Consultations jeunes consommateurs sont ouvertes dans tous les départements. Sans rendez-vous, elles sont anonymes et gratuites et ouvertes aussi bien aux jeunes qu’à leur entourage.
Pour les aider à mieux évaluer leurs consommations et leurs conséquences sur leur travail et leur vie sociale ;
Pour délivrer des conseils et des informations, adaptés à leur situation, qui s’appuient sur des données scientifiquement validées ;
Pour proposer aux usagers qui le souhaitent une prise en charge brève ;
Pour accueillir et soutenir les parents en difficulté du fait des consommations de leurs enfants.
Des Centres spécialisés de soins en toxicomanie et en alcoologie.
Des Point Accueil Écoute Jeunes (PAEJ).
A tout moment, les services téléphoniques spécialisés proposent un accueil, une écoute, des informations, des conseils et aident à trouver des lieux d’accueil compétents.
Vouloir quelque chose pour quelqu’un qui ne le désire pas lui-même représente a priori une situation d’impasse. De plus, face à l’insistance d’un proche ou d’un parent le jeune usager peut se sentir incapable de se conformer à leur volonté. Il faut parfois se contenter de proposer des informations (sur les risques du cannabis, les numéros de téléphone et adresses utiles), d’être à l’écoute, de témoigner de l’attention, de s’adresser à des professionnels pour réfléchir avec eux à une attitude adaptée. Les parents ne peuvent pas décider seuls de l’arrêt de l’usage de leur enfant, surtout s’il est dépendant. Dans certains cas, l’usager s’organise pour réduire sa consommation et en limiter les risques. Il vit le fait d’y parvenir comme un pas en avant, alors que son entourage ne voit qu’une seule chose, c’est qu’il continue. Toutes les discussions sur ce sujet risquent alors d’être en décalage. Il faut souvent du temps entre le moment où une personne commence à percevoir la nocivité de son usage et le moment où elle se sent prête à y renoncer. Quand l’usage de cannabis s’accompagne de difficultés importantes, troubles du comportement, troubles scolaires graves, les parents doivent chercher une aide, qu’ils soient ou non accompagnés par l’usager dans cette démarche. Pour l’entourage comme pour les usagers, dans tous les cas, il existe des lieux d’accueil et d’écoute pour être soutenu et conseillé lorsqu’on souffre d’une telle situation.
La difficulté d’arrêter n’est pas la même pour un fumeur occasionnel ou pour un fumeur régulier. Sur le plan physiologique, il faut rappeler que la dépendance au tabac (souvent associé au cannabis) complique l’arrêt du cannabis car l’habitude et le plaisir de fumer sont relancés à chaque cigarette. Comme pour le sevrage du tabac, il est nécessaire de modifier certaines de ses habitudes pour envisager le quotidien sans cannabis. Un autre obstacle à l’arrêt peut être la dépendance psychologique, c’est-à-dire l’envie impérieuse de fumer, de ressentir l’ivresse. L’idée de se passer d’un produit qu’on utilise régulièrement est angoissante pour de nombreux usagers. Certains moments vont être plus difficiles et il faut imaginer à l’avance par quels moyens on va pouvoir résister à la tentation. Par ailleurs, certains problèmes masqués par les effets du cannabis peuvent se manifester à nouveau dès l’arrêt : troubles du sommeil, nervosité, irritabilité, anxiété. Ils peuvent décourager une tentative sincère de sevrage. Que l’arrêt soit possible ne signifie pas qu’il soit facile et rapide à mettre en place. La décision d’arrêter, qui revient à l’usager, peut être accompagnée et soutenue par un professionnel (médecin ou psychologue par exemple) qui aidera à en parler, à apprécier les risques liés à l’usage et les moyens qui peuvent aider à la réussite.
Le dialogue est souvent conseillé aux personnes qui veulent aider quelqu’un qui prend des drogues mais plusieurs éléments peuvent le rendre difficile. Dans la relation entre parents et adolescents, le dialogue peut être difficile d’une façon générale. L’adolescent cherche à préserver son intimité, alors que ses parents ont tendance à être inquiets et donc à poser beaucoup de questions. Les limites sont vécues comme des contraintes et plus la pression est forte plus le jeune peut vouloir y échapper. Quel que soit le cadre de la relation, un dialogue peut également être rendu difficile parce que l’usager lui-même ne reconnaît pas avoir de problèmes avec sa consommation. Les parents peuvent néanmoins dire leurs inquiétudes, exprimer leurs interrogations et leurs observations pour souligner que ce qui lui paraît normal peut paraître inquiétant pour d’autres. Dialoguer n’aboutit pas forcément ni immédiatement à l’arrêt de toute consommation. Se parler est l’occasion d’établir ou de rétablir un échange et une confiance réciproques, de remettre en question certaines habitudes, de provoquer une réflexion, de partager une certaine complicité. Les propos échangés semblent parfois se perdre. Ils peuvent aussi montrer leur utilité plus tard et permettre de reprendre l’échange là où il s’était arrêté. Enfin, le dialogue est un moyen nécessaire, mais pas une fin en soi. On peut se sentir mieux après avoir parlé, tout en ayant conscience que le problème persiste. Il peut parfois être important de trouver une aide extérieure en rencontrant quelqu’un qui pourra apporter des informations, faire des observations, proposer un dialogue qui n’est pas toujours facile au sein même de la famille.
Avant tout, mieux vaut éviter de faire comme si on ne savait rien. Dire ce que l’on sait et parler de ses craintes sont les moyens les plus simples pour aborder cette situation. Dans le dialogue à propos de la drogue, il est normal que les parents puissent dire leur inquiétude même si elle n’est pas partagée. Leur rôle est aussi d’expliquer pourquoi ils s’inquiètent afin de savoir si leur enfant a besoin d’aide. Fumer un joint ne rend pas toxicomane, de même que boire un verre de vin ne rend pas alcoolique ; en revanche, fumer ou boire comporte des risques dont il faut pouvoir parler.
Le plus simple est de lui poser la question, même si la réponse peut être difficile à entendre, et d’entamer un dialogue à propos d’une éventuelle consommation. Bien sûr, ce premier échange peut rester insatisfaisant, sans effets immédiatement perceptibles. L’incertitude, également, peut persister mais il n’est pas nécessaire d’avoir des preuves d’un usage de cannabis pour en parler. Il est légitime et nécessaire que des parents cherchent à savoir si leur enfant fume du cannabis, de la même manière qu’ils s’inquiètent de sa santé ou de sa sécurité à propos des sports à risques, de la circulation routière ou de la sexualité. L’usage de cannabis est un sujet aussi important qu’un autre et, comme pour tous les sujets importants, un adolescent peut éprouver des réticences à en parler avec ses parents. Il faut donc accepter que le sujet soit simplement évoqué et pouvoir lui indiquer, si cela semble nécessaire, des lieux ou des personnes avec qui il pourra en parler plus librement. Si un dépistage de drogues peut être prescrit par un médecin à la demande de parents d’enfants mineurs (pour des enfants majeurs l’accord de ces derniers est indispensable), nous déconseillons néanmoins une telle démarche : un résultat positif n’indique pas la fréquence de l’usage, ni sa durée et encore moins ses causes.
L’usage de cannabis provoque des effets dont certains peuvent être apparents mais ils varient considérablement d’une personne à l’autre. Il n’existe donc pas de signes physiques qui démontrent avec certitude un usage de cannabis. Une impression peut toujours être trompeuse et le soupçon, justifié ou non, venir compliquer un dialogue éventuel. En revanche, des comportements ou des attitudes inhabituels peuvent légitimement être soulignés par des parents soucieux du bien être de leurs enfants.
C’est souvent la curiosité, l’envie de découvrir quelque chose dont on entend parler, la sollicitation de l’entourage, le désir d’appartenir à un groupe en partageant les mêmes expériences qui poussent aux premières consommations. Ensuite, comme toutes les drogues, le cannabis peut être consommé pour deux grands types de raisons. Soit pour se faire plaisir (se sentir bien, détendu, à l’aise avec ses amis...) ; soit pour soulager et calmer des tensions, échapper à la réalité, tenter d’oublier ses problèmes. Parfois les raisons se superposent mais, dans tous les cas, le fait d’en consommer régulièrement fait oublier que l’on peut vivre sans et peut conduire à en devenir dépendant. Ceci est valable avec le cannabis comme avec le tabac ou l’alcool. Ceci est valable pour les jeunes comme pour les adultes.

Le stage de sensibilisation aux dangers de l’usage de stupéfiant fait partie depuis 2008 des mesures d’alternatives aux poursuites.
Illicite
Que faire en cas de malaise après avoir consommé de l’alcool ?


« Cannabis, ce qu’il faut savoir »
Vous n’avez jamais fumé de cannabis ? Vous pensez que c’est un produit inoffensif ? Vous trouverez ici des informations et des témoignages sur la dépendance qu’il peut provoquer. Si vous êtes consommateur, cette brochure vous expliquera les risques que vous courez.