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Le ministère de la Justice joue un rôle important en matière de lutte contre l’usage et le trafic de stupéfiants.

Le ministère de la Justice joue un rôle important en matière de lutte contre l’usage et le trafic de stupéfiants.
Ces phénomènes ayant des conséquences importantes sur la santé publique, la société et la délinquance, le ministère de la Justice et notamment la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) veillent à la mise en œuvre des mesures propres à lutter contre ce fléau. Le ministère définit une politique pénale ferme et harmonisée à cette matière sur l'ensemble du territoire national.
Les actions du ministère de la Justice sont menées en étroite collaboration avec la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et la toxicomanie (MILDT) et les ministères concernés par cette problématique. 
Au sein de la DACG, deux bureaux de la Sous direction de la Justice pénale spécialisée assurent principalement l’interface entre le ministère de la Justice et la MILDT : le bureau de la santé publique, du droit social et de l’environnement qui traduit en actions concrètes les directives de politique pénale concernant le traitement judiciaire des addictions et des dépendances et le bureau de lutte contre la criminalité organisée, le terrorisme et le blanchiment, compétent pour tout ce qui concerne les trafics de stupéfiants liés à la grande criminalité. La lutte contre le trafic, et l’économie souterraine qui en résulte, est d’ailleurs aujourd’hui une priorité judiciaire, tant au plan national qu’au plan international, avec la création de plusieurs équipes communes d’enquête en la matière.

Au sein du ministère de la Justice, la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) est la direction chargée de la justice des mineurs. Elle contribue à l’élaboration et à l’application des textes relatifs aux mineurs auteurs d’actes de délinquance (ordonnance du 2 février 1945) ou "en danger" (article 375 du code civil). Sur le terrain, les professionnels de la DPJJ apportent aux magistrats, préalablement à toute décision de fond, les éléments d’information sur la personnalité et la situation des mineurs. La DPJJ met ensuite en œuvre les décisions pénales ou civiles prises par l’autorité judiciaire en assurant le suivi éducatif des mineurs dans les structures de milieu ouvert, d’hébergement et en détention. Un partenariat est engagé avec la MILDT. Il se concrétise par l'inscription du public des mineurs sous main de justice  dans les objectifs du plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2008-2011. Cela se traduit par un soutien  aux  actions, études et formations mises en place par la PJJ pour mener une politique de prévention de la récidive  de l'usage de produits psychoactifs adaptée  à son public.

Tout en participant à l'exécution des décisions et sentences pénales et au maintien de la sécurité publique, l'administration pénitentiaire favorise la réinsertion sociale des personnes qui lui sont confiées par l'autorité judiciaire. Cette direction du ministère de la justice travaille étroitement avec la MILDT afin de prévenir la récidive de l'usage de produits psychotropes chez ces publics vulnérables, que les mesures prononcées à leur égard interviennent avant ou après jugement et soient exécutées en milieu fermé, dans les prisons, ou en milieu ouvert.
En collaboration avec des partenaires publics ou associatifs, l'administration pénitentiaire favorise la mise en place d'actions de prévention et d'éducation à la santé en direction des personnes placées sous main de justice rencontrant des problèmes d'addictions. Elle favorise également l'accompagnement de ces personnes fragilisées.