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Flash info 20/09/2016
Les drogues durant les « années lycées » - Publication des premiers résultats de l’enquête ESPAD 2015

L’enquête internationale ESPAD (European School Survey Project on Alcohol and other Drugs) initiée en 1995 permet de comparer les usages de substances psychoactives des adolescents de 16 ans scolarisés dans 35 pays européens, dont la France. La dernière enquête s’est déroulée entre avril et juin 2015 selon une méthodologie standardisée reposant sur un questionnaire auto-administré et une procédure identiques. L’étude européenne est publiée ce jour en collaboration avec l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA).

En France, l’enquête a été conduite pour la 5ème fois. Mise en œuvre par l’OFDT, elle a été élargie, comme en 2011, à l’ensemble des adolescents scolarisés de la classe de seconde à celle de terminale dans toutes les filières. Elle a été menée auprès de 6 642 lycéens.
Les résultats concernant leurs consommations de tabac, d’alcool, de cannabis et d’autres produits illicites sont aujourd’hui présentés dans un numéro de la publication Tendances. La situation des élèves de 16 ans en France est par ailleurs comparée à celle de leurs homologues des autres pays européens participants dans une deuxième publication de l’OFDT. L’ensemble de ces données sont ici résumées.

Ces premiers résultats d’ESPAD 2015 en France font apparaître une large présence des substances auprès des lycéens, mais aussi des reculs sensibles des usages d’alcool et de tabac par rapport à 2011, surtout pour les élèves les plus jeunes. L’usage régulier de cannabis est pour sa part stable. L’enquête ESPAD fournit également des repères concernant les produits plus rares.

  • Usages de tabac en diminution mais niveau élevé en Europe

Entre 2011 et 2015, l’expérimentation (au moins un usage au cours de la vie) de la cigarette a reculé chez l’ensemble des lycéens quel que soit le niveau ou la filière suivie. Elle passe de 70 % à 61 %. L’usage quotidien est pour sa part globalement en baisse d’un quart, se situant en 2015 à 23 % contre 31 % en 2011. Les filles et les élèves des filières professionnelles continuent toutefois à être plus concernés par les conduites tabagiques. L’enquête ESPAD montre également que les usages s’intensifient beaucoup au cours de cette période : alors que 2 lycéens sur 10 fument tous les jours en classe de seconde (19 %), ils sont 3 lycéens sur 10 à fumer quotidiennement en terminale (28 %).
S’agissant de la situation des élèves français à 16 ans par rapport à leurs homologues européens, leur niveau de consommation récente (au cours des 30 derniers jours) de tabac est supérieur à la moyenne : 26 % vs 22 %. Ainsi, la France se classe au 11ème rang sur 35 pays. Cependant, la baisse du tabagisme observée en France apparaît plus nette qu’ailleurs en Europe.

  • Alcool et alcoolisations ponctuelles importantes en recul, dans la moyenne européenne

Les lycéens français se révèlent en 2015 moins souvent expérimentateurs d’alcool qu’en 2011 (87 % vs 93 %) et globalement tous les niveaux d’usage de boissons alcoolisées sont orientés à la baisse. Durant ces années de lycée, la consommation d’alcool est un comportement plus nettement masculin : ainsi 20 % des garçons en ont un usage régulier (plus de 10 fois par mois) contre 10 % des filles. Les alcoolisations ponctuelles importantes (API) sont aussi davantage le fait des garçons : 47 % des garçons et 36 % des filles ont ainsi bu au moins une fois 5 verres d’alcool ou plus en une seule occasion au cours du mois.

L’augmentation des consommations d’alcool entre la seconde et la terminale est une nette caractéristique de la période. Ainsi, l’usage régulier (plus de dix fois par mois) double entre les deux classes : de 10 % à 21 %.
La consommation récente d’alcool des élèves de 16 ans en France (qui sont à la 15ème place des pays participants) est dans la moyenne européenne : 47 %. Pour les API, le niveau des jeunes Français à 16 ans est moins élevé que cette moyenne (35 %). Il classe le pays en 23ème position sur 35 pays. La France est un des pays affichant les plus fortes baisses entre 2011 et 2015.

  • Diffusion du cannabis toujours forte, au-dessus des moyennes européennes

L’usage au cours de la vie de cannabis concerne en 2015 un peu moins de lycéens qu’en 2011 : 44 % contre 49 %. L’expérimentation du produit croît de moitié entre la seconde et la terminale passant d’un tiers des élèves (35 %) à plus de la moitié (54 %). Toutes classes confondues, les jeunes garçons, plus nombreux à être concernés par l’expérimentation, en sont aussi plus souvent consommateurs occasionnels ou réguliers. Cet usage régulier (10 fois ou plus au cours des 30 derniers jours), qui s’avère stable entre 2011 et 2015 à 8 %, est ainsi le fait de 10 % des garçons et de 5 % des filles.
À 16 ans, et même si leurs consommations sont en net recul, les jeunes élèves français continuent de se positionner en tête du classement européen pour l’usage récent de cannabis. Le niveau déclaré atteint 17 % contre 7 % en moyenne.

  • Recul des expérimentations des autres drogues illicites ou détournées, apparition des NPS comme dans les autres pays européens

L’expérimentation des substances plus rares est rapportée par une minorité d’élèves. La cocaïne, les champignons hallucinogènes ou l’ecstasy sont les drogues les plus souvent mentionnées. Toutes substances rares confondues, le fait d’avoir déjà consommé l’une de ces substances est rapporté par 9 % des lycéens, soit un taux inférieur à celui observé en 2011 (13 %). Ce sont plus souvent des garçons que des filles (11 % vs 8 %) qui déclarent ces usages.
Pour la première fois, l’enquête a interrogé également les élèves sur les nouveaux produits de synthèse (NPS) vendus sur Internet qui imitent les drogues illicites classiques et dont le nombre s’est multiplié au cours des dernières années : 5 % des lycéens seraient concernés par leur expérimentation, mais beaucoup d’entre eux déclarent ignorer s’ils ont réellement déjà pris un tel produit.

Les jeunes Français scolarisés de 16 ans se situent au-dessus de la moyenne européenne pour les usages au cours de la vie de drogues illicites rares (7 % contre 5 %) et dans cette moyenne pour les NPS (4 %).

Contact presse OFDT : Julie-Emilie Adès - 01 41 62 77 46 - julie-emilie.ades@ofdt.fr

Télécharger le communiqué de presse de l’OFDT
Télécharger le numéro de Tendances dédié à l’enquête
Télécharger la note de synthèse de l’enquête
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Le Flash Info est réalisé par le service de communication de la MILDECA
Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives
ISSN 2270-0382

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