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Structures de prise en charge des usagers

Le dispositif général

Le développement du système de soins spécialisés ne permet pas de faire face à l’ensemble des besoins en traitement des consommateurs de drogues illicites. L’accent a été mis au cours des années 1990 sur l’amélioration de l’accueil des patients présentant des problèmes d’addictions dans le système généraliste de soins (hôpitaux et médecins généralistes).

Les structures hospitalières

Plus récemment, les structures hospitalières tendent à mettre en place une organisation qui s’appuie sur trois niveaux : de proximité, de recours, de référence.

Le niveau de proximité comprend une consultation hospitalière d’addictologie sans hébergement qui regroupe notamment les consultations de tabacologie, d’alcoologie, de toxicomanie et d’addiction sans substance et une équipe hospitalière de liaison entre les différents services et pour l’accueil des usagers de drogue aux urgences.

Le niveau de recours est constitué par des services d'hospitalisation bénéficiant de personnels formés à l’addictologie et proposant des prises en charge spécifiques. Elles accueillent des patients dont l’état de santé nécessite une prise en charge spécialisée en hospitalisation. Ils proposent, en complément de la consultation et de l'équipe de liaison du niveau de proximité, un hôpital de jour, des hospitalisations complètes pour sevrage simple (séjour d’environ 7 jours) ou complexe (séjour prolongé).

Le niveau de référence est constitué par des pôles hospitalo-universitaires d’addictologie.

Cette organisation des structures sanitaires en 3 niveaux a pour objectif de proposer une offre de soins au plus près de la population et ajustée à la complexité des soins parfois requis avec un meilleur maillage territorial.

D’autres services hospitaliers non spécialisés en addictologie tels que les services de psychiatrie (patients ayant un double diagnostic) ou les services de médecine interne ou d’infectiologie (patients séropositifs pour le VIH ou le VHC) participent aux soins délivrés aux personnes toxicomanes.

Les réseaux ville-hôpital

Ils sont animés par les médecins généralistes, les praticiens hospitaliers et les intervenants en toxicomanie d'une même région et sont chargés d'assurer la liaison et la continuité des soins entre les différents lieux de prise en charge des toxicomanes. Les pharmaciens libéraux sont également de plus en plus associés à cette démarche.

Les médecins généralistes

Ils occupent aujourd’hui en France une place centrale dans la prescription des traitements de substitution. Depuis 1996, ils ont la possibilité de prescrire en première intention de la Buprénorphine Haut Dosage (Subutex ®, buprénorphine Arrow et buprénorphine Mylan) aux patients dépendants aux opiacés. Ils peuvent également prolonger la prescription de méthadone après initiation du traitement dans un centre spécialisé (CSAPA), à l’hôpital ou en milieu pénitentiaire.
Les médecins généralistes ont en outre, souvent, une position de recours auprès de patients qui débutent leur consommation de drogues illicites.

Le dispositif spécialisé

Les CSAPA

Les Centres de Soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie sont la réunion des CSST (Centre de Soins Spécialisés en Toxicomanie) avec ou sans hébergement et des CCAA (Centre de Cure Ambulatoire d’Alcoologie) sous une même dénomination d’addictologie.
Chaque CSAPA assure la prise en charge et la réduction des risques soit pour toutes les addictions, de façon plus spécialisée pour l’alcool, ou pour les drogues illicites.
Lorsqu’une spécialisation est retenue par un CSAPA, celui-ci doit cependant prendre en charge l’ensemble des consommations de ses patients (polyconsommation fréquente), y compris le tabac, de préférence directement, soit en lien avec une autre structure.

Les CSAPA ont pour missions :

  • L’accueil, qu’il s’agisse de l’intéressé ou d’un membre de son entourage. Il s’agit d’écouter, d’établir un premier lien en vue de créer les bases d’une relation mais aussi d’apporter  les premiers éléments de réponse aux demandes et besoins des personnes.
  • L’information, au patient ou à son entourage dans le respect des règles de déontologie et de confidentialité. Il peut s’agir d’information sur ses droits ou sur les modalités de prise en charge.
  • L’évaluation médicale, psychologique et sociale du patient et/ou de l’entourage afin de proposer la prise en charge et l’accompagnement les plus adaptés à leurs besoins.
  • L’orientation, toute personne accueillie dans le CSAPA doit pouvoir bénéficier d’une proposition d’organisation de prise en charge par le CSAPA ou d’une orientation vers une structure plus adaptée à ses besoins (ville, psychiatrie, hôpital, autre dispositif médico-social…).
  • La prise en charge médicale en assurant notamment la prescription de l’ensemble des traitements de substitution
  • La prise en charge psychologique vient compléter l’évaluation médicale et comprend un suivi psychologique et un soutien adaptés à la situation et aux besoins de l’usager.
  • La prise en charge sociale et éducative vise, pour le patient, à conquérir ou reconquérir son autonomie pour permettre de conforter les conditions de prise en charge thérapeutique. Plus précisément, elle comprend les aides au recouvrement et de maintien des droits sociaux et les actions ou des orientations visant à l’insertion sociale.
  • La mise en œuvre de mesures de réduction des risques à destination du public pris en charge.

Deux types de CSAPA peuvent être distingués :

  • les centres de soins sans hébergement;
  • les centres thérapeutiques résidentiels ou « post-cure »; ils constituent une modalité de prise en charge thérapeutique avec hébergement collectif de moyen séjour, adaptée à des personnes dépendantes à une ou plusieurs substances psychoactives qui nécessitent pour un temps donné un suivi médico-social intensif dans un environnement protecteur et contenant.

Pour trouver une structure de prise en charge

En cliquant sur la carte, vous serez redirigés sur l'annuaire des structures de prise en charge géré par ADALIS, Addictions Drogues Alcool Info Service.

Les communautés thérapeutiques

Elles ont été mises en place progressivement à partir de 2007 en vue de diversifier l’offre de soin. Ces communautés se définissent comme des "structures qui s’adressent à un public de consommateurs dépendants à une ou plusieurs substances psychoactives, dans un but d’abstinence, avec la spécificité de placer le groupe au cœur du projet thérapeutique et d’insertion sociale".
A contrario des CSAPA, ils proposent un hébergement long (1 an, pouvant être prolongé jusqu’à 2 ans) et une prise en charge thérapeutique incluant l’approche communautaire, cognitivo-comportementale et l’influence des pairs.

Plusieurs communautés thérapeutiques doivent ouvrir d’ici à 2011, cette liste d’adresse sera mise à jour au fur et à mesure de l’ouverture des structures.

SOS DI
Le Mas St Gilles
Etang d'Estagel
30800 SAINT-GILLES
mas.st.gilles@nullgroupe-sos.org
Tél. 04 66 01 36 36
Fax. 04 66 01 79 22

SOS DI
Le Val d'Adour

7 rue de La Tuilerie
65700 LAFITOLE
val.adour@groupe-sos.org
Tél. 05 62 96 95 77
Fax. 05 62 96 95 31

SATO Picardie
Flambermont

2 rue du Malades
60000 SAINT-MARTIN-LE-NOEUD
sato.secretariat@nullwanadoo.fr
Tél. 03 44 02 88 60
Fax. 03 44 02 88 62

SOS DI
CT Guyane
PK 37 RN2
Crique Marguerite
97311 ROURA
ct.guyane@nullgroupe-sos.org
Tél. 05 94 28 09 95
Fax. 05 94 28 09 95

AURORE
Maison d’André Le-Gorrec

Le Grand Bost 24310
BRANTOME
maisonlegorrec@nullaurore.asso.fr
Tél. 05 53 35 10 03
Fax. 05 53 35 23 47

CEID
Communauté thérapeutique du fleuve

10-18 place Franck Chassaigne
33720 BARSAC
ceid.barsac@nullorange.fr
Tél. 05 56 76 39 20
Fax. 05 56 27 06 97

Le dispositif de Réduction des Risques (RDR)

La RDR fait partie intégrante des politiques de santé publique dans le domaine des addictions depuis 2004, et des centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques (CAARUD) ont vu le jour à partir de 2005 apportant ainsi un cadre juridique aux équipes de terrain. Les missions des CAARUD sont l’accueil collectif et individuel, l’information et le conseil personnalisé pour usagers de drogues, le soutien aux usagers dans l’accès aux soins, aux droits, au logement et à l’insertion ou la réinsertion professionnelle, la mise à disposition de matériel de prévention des infections (en particulier celles liées à l'utilisation commune du matériel d'injection), l'intervention de proximité à l’extérieur du centre, en vue d’établir un contact avec les usagers et le développement d’actions de médiation sociale.

Chiffre clé

50 000 consommateurs ont été vus au cours de l'année 2007 dans les centres spécialisés.

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