Les « nouveaux produits de synthèse » couramment appelés ainsi, portent officiellement le nom de « nouvelles substances psychoactives » (ONU et Union Européenne) car derrière cette appellation existent des substances psychoactives à la fois d’origine naturelle et synthétique.

La plupart sont fabriquées en laboratoire, d’où leur appellation de « nouveaux produits de synthèse », voire, en anglais, de « research chemicals » (RC) ou de « designer drugs ». Certaines imitent les effets du cannabis, d’autres les effets de la cocaïne, de la MDMA / ecstasy ou des amphétamines.

La première spécificité d’un certain nombre de ces substances est qu’elles ne sont pas encore classées comme « stupéfiants » et par voie de conséquence échappent à la législation sur les stupéfiants, le temps pour les États ou les organisations internationales de les recenser et de les interdire, d’où leur autre appellation trompeuse de « legal highs ». Pour aller plus vite, certains Etats classent désormais en une seule fois des familles entières de molécules similaires.

La seconde spécificité de ces substances tient à leur mode de diffusion et de promotion ayant largement recours à Internet. Les sites de vente en ligne utilisent des serveurs hébergés dans des pays disposant de législations différentes. Les vendeurs adoptent des stratégies marketing attractives pour attirer toujours plus de publics. Par ailleurs, il ne faut jamais se fier aux informations sur la composition et les taux de pureté annoncés sur les sites de vente en ligne. En effet, la fabrication des drogues de synthèse n’est soumise à aucun contrôle. D’un lot à l’autre, des impuretés peuvent apparaître suite à une mauvaise synthèse et les pourcentages de produit actif peuvent être très différents. Parfois la molécule commandée n’est même pas celle qui est livrée. Elle est remplacée par une autre molécule sans que l’usager en soit averti et sans qu’il en connaisse les effets et les risques. De plus aucune information concernant le dosage n’est indiquée. Pourtant la manipulation de ces produits est souvent délicate car la dose doit être contrôlée au milligramme près.

Parfois la molécule commandée n’est même pas celle qui est livrée. Elle est remplacée par une autre molécule sans que l’usager en soit averti et sans qu’il en connaisse les effets et les risques.

L’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) a identifié quatre types de sites de vente en ligne : les sites prétendument « commerciaux », ceux destinés à un public averti, les sites du « deep web » (réseaux cachés, non accessibles aux moteurs de recherche, avec des adresses confidentielles) et les sites de petites annonces. Les réseaux sociaux servent assez souvent de relais informationnels aux produits et aux sites. Si les consommations de ces nouvelles substances de synthèse sont encore marginales en France, leur accessibilité sur Internet pourrait entraîner une augmentation du nombre de consommateurs.

101 nouvelles substances ont été signalées au « système d'alerte rapide » de l'UE en 2014 (contre 81 en 2013). Ceci porte à plus de 450 le nombre total de substances surveillées par l’OEDT dont plus de la moitié ont été identifiées au cours des trois dernières années seulement.

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