Il a été choisi ici de ne traiter que le phénomène d’addictions aux jeux à la fois dans leur forme classique (jeux d’argent, jeux de hasard) et dans leurs formes récentes (addiction à Internet et aux jeux vidéos en ligne).

L’ADDICTION AU JEU

Pour la grande majorité des joueurs, la pratique des jeux de hasard et/ou d’argent reste contrôlée et récréative, c’est à dire que le joueur accepte de perdre l’argent misé et qu’il ne joue pas pour se refaire.

LE MONDE DES JEUX VIDEO

Les différences entre les jeux d’action, de stratégie ou de réflexion sont majeures. Ils suscitent des intérêts différents chez les joueurs. Certains jeux se jouent seuls ou à plusieurs, sur le même ordinateur ou à distance via Internet. Les MMORPGs (jeux en ligne multi-joueurs) sont probablement le type de jeux le plus souvent associé aux problématiques addictives, ce qui ne signifie pas bien entendu qu’ils soient dangereux par essence. Il s’agit de pouvoir pratiquer avec mesure.

Mais certains joueurs développent une véritable addiction, avec une perte de contrôle totale. Lorsque cette pratique du jeu devient problématique ou excessive, on parle alors de « jeu pathologique ». Les joueurs pathologiques ne sont pas nécessairement ceux qui jouent beaucoup, mais plutôt ceux qui deviennent incapables de contrôler leur pratique, et ce malgré les répercussions négatives de celle-ci.

 

LES RISQUES

Le joueur devient incapable de limiter la place du jeu dans sa vie, qui finit par devenir le centre de son existence, au détriment de toutes les autres formes d’activités, entrainant une suite d’effets tels que :

  • le surendettement, la paupérisation accrue, des délits tels que le vol, l’abus de confiance, la falsification de chèques etc. quand il s’agit de jeux d’argent ;
  • la réduction des relations sociales, amicales et familiales (isolement au domicile par exemple), des problèmes familiaux, des divorces liés aux jeux ;
  • la répercussion sur le travail scolaire ou professionnel ;
  • la répercussion sur l’équilibre alimentaire ou le sommeil ;
  • la souffrance psychique rattachée à l’utilisation des jeux (tristesse, anxiété, agressivité) ;
  • l’incapacité de réduire les temps de jeu.