Définitions

Addiction ou dépendance ?

Le terme « dépendance » est couramment employé pour parler de la dépendance à l’usage d’une substance psychoactive dont l’absence de consommation entraine un malaise psychique, voire physique, incitant le consommateur devenu dépendant à reprendre sa consommation et à la pérenniser.

Des recherches conduites dans les années 1970 dans les pays anglo-saxons, ont montré que la notion de dépendance est en fait bien plus large et englobe aussi les « toxicomanies sans drogue ». Le terme « addiction » est plutôt retenu pour regrouper les toxicomanies et les dépendances sans produits.

L’addiction qu’est-ce que c’est ?

L’addiction est une relation de dépendance plus ou moins aliénante pour l’individu, et plus ou moins acceptée voire parfois totalement rejetée par l’environnement social de ce dernier, à l’égard :

  • d’un produit : drogue, tabac, alcool, médicaments…
  • d’une pratique : jeu, achat, sexe, Internet…


Plus récemment on a mentionné la possibilité d’une addiction à tout ou presque : le travail (workaholisme), le sport etc.

Sevrage et Substitution

Le sevrage, qu’est-ce que c’est ?

C’est le stade initial de la prise en charge de consommateurs qui sont physiquement dépendants à des substances psychoactives. Le sevrage s’opère selon les cas en milieu hospitalier ou en ambulatoire (sans hébergement). Il vise à limiter le malaise physique et psychique lié au manque et ce, que l’arrêt soit brutal ou progressif.

On parle également de désintoxication ou cure de désintoxication.
Au sens strict du terme, le sevrage concerne les personnes physiquement dépendantes de l’alcool, du tabac et des opiacés. Mais il est maintenant courant de regrouper sous le terme de sevrage l’ensemble des mesures thérapeutiques destinées à aider un sujet à mettre fin à sa consommation de substances psychoactives même si cette dépendance est purement psychologique et/ou comportementale.

L’étape suivante du sevrage appelé « postcure » repose sur un travail essentiellement psychothérapique et sur le traitement de la réaction dépressive qui fait suite à l’arrêt de la consommation. Généralement, ce soutien renforce les résultats attendus et favorise le travail sur l’insertion.

La dépendance aux barbituriques, relativement rare aujourd’hui, fait l’objet d’un sevrage par diminution progressive des doses.
La dépendance aux benzodiazépines fait également l’objet d’un sevrage par diminution très progressive des doses.

Jusqu’à récemment la prescription d’un traitement de substitution était une alternative au sevrage mais depuis quelques années les médicaments de substitution aux opiacés peuvent être prescrits comme une aide au sevrage, au moins dans les premiers temps de la recherche de l’abstinence.

La substitution, qu’est-ce que c’est ?

Le principe du médicament de substitution est d’administrer au consommateur une substance ayant une activité pharmacologique similaire à celle du produit addictif.
La substitution permet d’éviter les effets physique et psychique du « manque », de stabiliser et/ou de diminuer la consommation d’héroïne et surtout, de mettre en place les  aides psychologique et sociale suffisantes pour réduire au minimum les risques de rechute.

Le patient peut alors se consacrer à élaborer un nouveau projet de vie. L’accompagnement médico-psychologique et social, qui fait partie intégrante des traitements de substitution aux opiacés, l’aide à reconstruire un réseau familial affectif et professionnel et facilite la régularisation de ses problèmes (avec la justice, les organismes sociaux, médicaux etc.)

La durée d’un traitement de substitution est variable en fonction des situations cliniques. Il existe peu d’indications sur la gestion de la phase d’arrêt de ces médicaments.

Important : certaines personnes n’arrêteront jamais de prendre un traitement de substitution, l’équipe médicale mettra alors en place un « traitement de maintenance ». Ce  n’est pas en soi un signe d’échec, le patient sera alors suivi dans la durée tel un patient diabétique pour lequel l’insuline est indispensable à sa santé.

Les deux produits de substitution aux opiacés sont la méthadone et la buprénorphine haut dosage (le Subutex® et ses génériques).

La substitution concerne également le tabagisme pour lequel il existe les substituts nicotiniques (patch, gommes etc.). La dépendance au tabac pose surtout la question de la dépendance psychologique et non pas de la resocialisation du consommateur.

Partir en voyage avec son traitement de substitution

Les règles de transport en matière de traitement de substitution varient d’un pays à l’autre. Vous trouverez les informations nécessaires sur les sites ou documents suivants :

  • Sur le site du Ministère des affaires étrangères dans la rubrique « Conseils aux voyageurs », n’hésitez pas à naviguer sur tous les onglets :
  • Des informations également sur le site de l’OEDT (site en langue anglaise, cliquez sur le pays qui vous intéresse)

Une substance psychoactive, qu’est-ce que c’est ?

L’usage de certaines substances est très ancien. En Asie, les feuilles du cannabis sont utilisées à des fins thérapeutiques depuis des millénaires. L’alcool apparaît dès l’Antiquité. La médecine grecque de l’Antiquité utilisait l’opium et en signalait déjà les dangers.

Aux XVIe et XVIIe siècles on se servait du tabac pour guérir les plaies. Au XIXe siècle, des chirurgiens employaient la cocaïne. Utilisés pour soigner et guérir, ces produits (dont l’usage varie selon les cultures et les traditions) étaient aussi employés dans des cérémonies sacrées, des fêtes, afin de modifier l’état de conscience et de renforcer les relations entre les personnes.
Autrefois, le mot drogue désignait un "médicament", une préparation des apothicaires (pharmaciens d’autrefois) destinée à soulager un malade. Puis il a été utilisé pour désigner les substances illicites et surtout l’héroïne.
Aujourd’hui, pour nommer l’ensemble de tous ces produits qui agissent sur le cerveau, que l’usage en soit interdit ou réglementé, on emploie le terme de "substances psychoactives".

Alcool, tabac, cannabis, héroïne, cocaïne, etc. sont des substances psychoactives qui agissent sur le cerveau c'est-à-dire qu’elles modifient l'activité mentale, les sensations, le comportement et qu’elles provoquent des effets somatiques (sur le corps) variables selon les propriétés de chacune, leurs effets et leur nocivité.

Le cannabis, la cocaïne, l'ecstasy, l'héroïne (…) sont des substances illicites : le code pénal en interdit et en réprime la production, la détention et la vente, conformément aux conventions internationales. Leur usage est également interdit et sanctionné.

Les médicaments psychotropes (anxiolytiques, hypnotiques, antidépresseurs) sont prescrits par un médecin pour traiter des états d'anxiété, de troubles du sommeil, de dépression ; leur production et leur usage sont strictement contrôlés. Cependant, il arrive qu'ils soient détournés de cet usage thérapeutique, et l'automédication est fréquente.

L'alcool et le tabac sont des produits dont la vente est contrôlée, et leur consommation dans les lieux publics réglementée.

Être aidé

En parler à un professionnel

Drogues info service

Rencontrer un professionnel

Trouver les coordonnées d’un Centre de soins spécialisés sur le site Internet d'ADALIS

 

 

Documents utiles

Brochure Drogues et dépendances

« Drogues et dépendances »

Pour trouver des informations précises et scientifiquement validées sur toutes les drogues, le tabac, l’alcool, les médicaments psychoactifs et les produits dopants.

Voir tous les documents utiles

Copyright de la MILDT 2009 | Accéder au site www.gouvernement.fr

Mentions légales | Crédits | legifrance.gouv.fr | service-public.fr