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Autres consommations
Il est question de conduites dopantes lorsqu'une personne consomme une substance chimique ou un médicament pour affronter un obstacle, réel ou ressenti, ou/et pour améliorer ses performances, qu'elles soient physiques, intellectuelles, artistiques... Il n'existe pas une, mais une multitude de conduites dopantes : rien de comparable en effet entre l'étudiant qui consomme des compléments de vitamines de façon très ponctuelle en période d'examen et celui qui consomme régulièrement ou à forte dose des anabolisants pour développer sa musculation ou améliorer ses performances physiques, ou des gluco-corticostéroïdes pour repousser les limites de la fatigue.
De nombreux facteurs interviennent dans les motivations des usagers et prédisposent à une conduite dopante et/ou au dopage sportif :
Les produits dopants sont achetés dans le circuit pharmaceutique légal (médicaments détournés de leur usage, souvent prescrits sur ordonnance médicale, mais également sur Internet, sur les lieux de pratique (salles de sport, salles de musculation) et sur le marché clandestin (produits de laboratoires clandestins ou importations frauduleuses, leur nature exacte est invérifiable et leur qualité sujette à caution). Ils sont alors fournis le plus souvent par l’entourage des usagers.
Seuls les produits agissant sur le système de "récompense" du cerveau et utilisés pour se doper sont traités ici : les stimulants, les narcotiques, les agents anabolisants, les gluco-corticostéroïdes, les bêtabloquants.
Les stimulants
Les amphétamines, la cocaïne, l'éphédrine et les produits dérivés sont les plus utilisés.
Les stimulants sont consommés pour accroître la concentration et l'attention, réduire la sensation de fatigue. Ils augmentent l'agressivité et font perdre du poids.
Ces produits interviennent sur le système cardiovasculaire et neurologique. Leur consommation peut entraîner des troubles psychiques.
Le dépassement du seuil physiologique de la fatigue entraîné par l'usage de ces substances peut provoquer des états de faiblesse pouvant aller jusqu'à l'épuisement, voire jusqu'à la mort.
Les anabolisants
Pour la plupart, ils sont dérivés de la testostérone, l'hormone sexuelle mâle.
Ces produits (nandrolone, stanozolol, THG, etc.) développent les tissus de l'organisme : les muscles, le sang... Ils permettent d'augmenter la force, la puissance, l'endurance, l'agressivité, la vitesse de récupération après une blessure. Certains agents anabolisants diminuent les douleurs, en particulier articulaires. Selon la dose consommée, ces produits provoquent notamment des tendinites, de l'acné majeure, des maux de tête, des saignements de nez, des déchirures musculaires, des troubles du foie pouvant évoluer vers des cancers et des troubles cardiovasculaires pouvant entraîner le décès.
Les agents anabolisants peuvent entraîner une dépendance physique.
Les gluco-corticostéroïdes
Ces substances anti-fatigue ont une action psychostimulante et anti-inflammatoire. Elles augmentent la tolérance à la douleur et permettent de poursuivre un effort qui serait insupportable dans des conditions normales.
Leur consommation entraîne en particulier une fragilité des tendons, des déchirures musculaires, des infections, etc. Les symptômes vont de la simple fatigue chronique avec une chute des performances à une défaillance cardiovasculaire pouvant conduire au décès.
Les gluco-corticostéroïdes peuvent entraîner une dépendance physique.
Les narcotiques
Ces substances assoupissent et engourdissent la sensibilité.
Ils sont utilisés pour supprimer ou atténuer la sensibilité à la douleur, et provoquer une impression de bien-être. Ils entraînent des effets nocifs : risques de dépression respiratoire, d'accoutumance et de dépendance physique, diminution de la concentration et de la capacité de coordination.
Les bêtabloquants
Ces médicaments régulent et ralentissent le rythme de la fréquence cardiaque. Ils permettent une diminution des tremblements et ont également un effet antistress.
Parmi leurs effets nocifs, on note une impression de fatigue permanente, des chutes de tension artérielle, des crampes musculaires, un risque de dépression psychique et une impuissance sexuelle en cas d'utilisation habituelle et répétée.
Il ne concerne que les sportifs qui, dans le cadre de compétitions ou de manifestations organisés par les fédérations, utilisent des substances ou des méthodes inscrites sur une liste des interdictions établie chaque année par l’Agence mondiale anti dopage (AMA). Sans autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) délivrée par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), c’est une pratique interdite.
La loi et les conduites dopantes
L’usage de produits stupéfiants dans le cadre de conduites dopantes (recherche de la performance tant professionnelle qu’intellectuelle ou sportive) est réprimé par la loi.

« Se doper ou pas ? »
Brochure destinée à informer et sensibiliser les jeunes sur les conduites dopantes et dopage (qu’est-ce que c’est, quels produits, quels effets, pourquoi se dope-t-on, comment résister, ce que prévoit la loi, ressources et lieux de prise en charge.