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La Gamma-butyrolactone est un précurseur chimique du GHB. C’est un liquide toxique, à vocation industrielle, très acide, qui est utilisé tel quel ou mélangé à d’autres produits chimiques (solvants, décapants, etc...). Cette association dela GBL avec d’autres molécules chimiques majorent les risques de toxicité initiaux.
Après ingestion, la GBL est transformé dans le corps en GHB.
Les effets sont les mêmes que ceux produits par le GHB, ils varient selon les doses ingérées, allant de l’euphorie, à des situations de déshinibition, pouvant conduire à des prises de risques sexuelles. L’usage de doses plus fortes provoque sédation et amnésie. Un dosage infinitésimal suffit à obtenir des effets, les risques de surdosage sont par conséquent facilement atteints et peuvent entrainer malaises, coma, dépression respiratoire, décès. La prise de GBL est totalement incompatible avec la consommation d’alcool (y compris à des doses modérées), majorant fortement les risques de coma.
Important : bien que les effets de la GBL soient très proches de ceux du GHB, ils montent de manière plus progressive et durent plus longtemps par rapport au GHB. Mais attention, cette attente, plus longue, de l’arrivée des effets de la GBL peut entrainer une multiplication des prises avec un risque de surdosage.
La GBL est inscrit sur la liste des produits surveillés : les industriels doivent déclarer tout soupçon d’utilisation détournée de ce produit. Mais du fait de son utilisation en très grandes quantités dans l’industrie, l’inscription de la GBL sur la liste des stupéfiants ou sur celle des précurseurs chimiques contrôlés n’est pas envisageable en l’état. La vigilance de chacun est essentielle, car la consommation de la GBL peut conduire à commettre des infractions ou à en être victime (violences, agressions sexuelles notamment).
L’article L 3421-4 du code de la santé publique prévoit d’ailleurs une peine de 5 ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende pour celui qui inciterait à l’usage d’une substance en la présentant comme ayant des propriétés stupéfiants, même si elle n’en a pas en réalité. En outre, le fait de faire absorber, par violence ou par ruse, de la GBL à quelqu’un est susceptible d’être poursuivi pour administration de substance nuisible (article 222-15 du code pénal) et est passible à ce titre de peines pouvant aller jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle.».