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Le 3 octobre 2017, le réseau TAPAJ (Travail Alternatif Payé A la Journée) organisait sa 4ème journée nationale à la Maison des Associations de Solidarité à Paris. Cette journée a permis aux structures porteuses, institutions, entreprises et partenaires du projet de se rassembler pour une journée d’échanges et de partage d’expérience et envisager de nouvelles perspectives. Une occasion pour la MILDECA de revenir sur ce dispositif innovant et efficace qu’elle soutient activement depuis le début de sa mise en œuvre.

Des partenaires investis pour une croissance rapide

Créé en 2013, le dispositif TAPAJ, d’inspiration québécoise, est un dispositif d’insertion spécifique permettant aux jeunes de 18 à 25 ans, sans ressources, pour la plupart usagers de drogues et éloignés des structures de soin et d’insertion classiques, d’exercer un travail rémunéré en fin de journée pour une activité professionnelle qui nécessite peu de qualification et ne les engage pas sur la durée.  

Le programme TAPAJ s’inscrit dans la politique de réduction des risques et de prise en charge globale des usagers de drogues en permettant via une insertion progressive de donner de nouvelles perspectives de vie et une motivation pour entrer dans un parcours de soin.

Cette initiative a été rapidement identifiée puis soutenue par la MILDECA. Elle a ainsi mis en place un comité de pilotage national et pris en charge le volet évaluation scientifique du programme notamment dans le cadre d’une évaluation franco-québécoise actuellement en cours.

Dès 2014, un important travail de structuration mené par la Fédération Addiction et le CEID-Addictions de Bordeaux, avec le soutien de la MILDECA, a permis la création de l’association TAPAJ France en juin 2016, consolidant ainsi le réseau national des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du dispositif.

Le développement de TAPAJ est également soutenu par l’Agence nouvelle des solidarités actives (ANSA) qui dans le cadre de l’ « accélérateur d’innovation sociale » a facilité la modélisation du dispositif et sa transférabilité.

Afin de préserver l’unité du dispositif, une charte nationale a été élaborée pour fixer les critères d’inclusion des jeunes, les modalités d'accompagnement et de rémunération et les conditions du partenariat avec les entreprises.

L’une des innovations de TAPAJ réside dans son modèle économique qui met en en lien les structures médico-sociales de prévention en addictologie (Centre de Soins, d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA) et Centres d'Accueil et d'Accompagnement à la Réduction des risques pour Usagers de Drogues (CAARUD)), les structures de l’insertion par l’activité économique (Association Intermédiaire) et des entreprises d’envergure nationale.

Une convention a été signée avec la SNCF. Auchan, Orange, VINCI, ERDF participent à ce dispositif innovant en fournissant des chantiers ou en proposant, comme la Fondation Orange, du mécénat de compétences.

Le rôle des collectivités locales est également primordial, à la fois pour proposer des emplois et pour fédérer les acteurs locaux.

TAPAJ répond à de multiples enjeux, de santé publique, en faveur de l’insertion et de la lutte contre les exclusions, pour contribuer à la tranquillité publique et prévenir la délinquance et l’entrée dans le trafic. Le Comité Interministériel de Prévention de la Délinquance et de la Radicalisation (CIPDR) soutient donc le programme TAPAJ. Sont aussi partenaires la Fédération des Acteurs de la Solidarité (FAS) et le Forum Européen de Sécurité Urbaine (EFUS).

Récemment, la Délégation interministérielle à l’hébergement et l’accès au logement (DIHAL) a rejoint le comité de pilotage national TAPAJ - les dispositifs « Un chez soi d’abord » et TAPAJ, présentant des similarités dans la philosophie - logement et emploi étant deux facteurs complémentaires d’insertion. Le comité de pilotage présidé par la MILDECA est composé par ailleurs de représentants des directions d’administration centrale suivantes : Direction générale de la santé (DGS), Délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle (DGFEP) et   Direction générale de la cohésion sociale (DGCS).

Depuis sa création, ce sont plus de 14 entreprises publiques et privées, organisations et administrations qui se sont engagées au côté de TAPAJ France. A ce jour, le dispositif a été adopté par 17 villes de France (Paris, Nice, Marseille, Strasbourg, Toulouse…) et 21 nouvelles candidatures sont encore à l’étude.

Un dispositif efficace

En 2016, 378 jeunes ont bénéficié de TAPAJ avec 50 sorties positives en emploi, 48 prises en charge avec mise à plat des situations administratives et 39 prises en charge de soins.

Un bilan positif et très encourageant pour la suite.

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  • Consulter le site TAPAJ
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