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Fin septembre 2017, deux gérants et sept vendeurs d’une chaine de magasins de jardinage d’intérieur ont été interpellés par la gendarmerie de Rennes. Leur enseigne de vente d’outils de jardinage proposait à la vente du matériel pouvant servir à cultiver des plants de cannabis. Dans un contexte de banalisation de la pratique, la MILDECA revient sur la vente détournée de ce type de matériel pouvant être utilisé pour la cannabiculture.

Dans le cadre de récentes directives de lutte contre la cannabiculture émises par la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale (DGGN), la gendarmerie de Rennes a initié une enquête sur un commerce rennais qui a permis l’interpellation d’individus impliqués dans la vente de matériel de culture de cannabis. Ils prodiguaient des conseils pour la culture de plants en échange d’une rémunération à l’issue de la récolte. Ainsi, 800 000 euros d’avoir criminels ont été saisis et la fermeture définitive de quatre commerces de vente de matériel de jardinage indoor a été prononcée. Les deux dirigeants des enseignes ont quant à eux été mis en examen pour incitation à la culture de cannabis.

De plus en plus, les enquêteurs s’intéressent à ces commerces de type « grow shop » fréquentés par les cannabiculteurs.

Accroissement des pratiques d’auto culture du cannabis en France

En 2010, plus de 80 000 personnes âgées de 18 à 64 ans, ayant consommé du cannabis dans l’année avaient déclaré se le procurer en ayant uniquement recours à l’autoculture (sources OFDT).

Sur les cinq dernières années, les saisies d’herbe de cannabis issue de la culture en intérieur (indoor) ou en extérieur (outdoor) ont fortement progressé en France métropolitaine et outre-mer. En effet, 55 000 pieds ont été saisis en 2010 contre 125 000 en 2016, soit une hausse de 127 %.

Dans près de 95 % des affaires réalisées en métropole, les plantations ont été découvertes indoor et les autocultures de « petite taille » (moins de 10 pieds) sont majoritaires (sources OCRTIS).

L’essor important ces dernières années, de saisies de cannabis issues des pratiques d’autoculture  montre la nécessité d’une stratégie de lutte adaptée. C’est pourquoi la MILDECA soutient le ministère de l’Intérieur dans une démarche de lutte contre ce type de trafic, notamment par le biais de l’intensification des moyens d’actions.

Ce que dit la loi     
Le cannabis est un produit stupéfiant. L’article 222-35 du code pénal dispose que sa culture est considérée « comme un acte de trafic grave dont la peine peut aller jusqu’à vingt ans de réclusion et 7 500 000 euros d’amende quelle que soit la quantité ».

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