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La Cour suprême britannique a autorisé le Gouvernement écossais à fixer un prix minimum pour la vente d'alcool, par le biais de la loi « Minimum Unit Pricing » votée par le parlement écossais en 2012. Cette loi vise notamment à empêcher les ventes d'alcool à prix cassé, en augmentant de 50 pence (0,55 centimes d'euros) le prix par unité d'alcool.

La plus haute cour britannique a ainsi rejeté l’appel formé par l'association du whisky écossais (SWA). Considérant  cette loi disproportionnée et contraire à la législation européenne, la SWA avait basé son argumentaire sur le fait qu’une mesure moins restrictive (telle que la hausse de la fiscalité par exemple) aurait eu des effets similaires et que cette loi était contraire au principe communautaire de libre circulation des biens et des marchandises.
Dans son jugement, la Cour suprême a estimé que  « la loi n’est pas contraire au droit communautaire » et que la mise en place d’un prix minimum est un « moyen proportionné d’atteindre un but légitime ».  Selon la Cour, les objectifs poursuivis par cette loi sont valables puisqu’ils visent à lutter contre la consommation excessive d’alcool, cause de problèmes sociaux et sanitaires en Ecosse et en particulier chez les populations les plus fragiles, d’autant que le prix de l’alcool a nettement diminué ces dernières années (60% moins cher que dans les années 80).

En 2016, 1265 décès étaient liés à l'alcool en Écosse (5,3 millions d’habitants), un chiffre en augmentation de 10% par rapport à l'année précédente.

Un groupe de recherche sur l'alcool de l'université de Sheffield estime  que l'introduction d'un prix minimum unitaire de 50 pence minimum se traduira à terme par 120 décès et 2000 admissions à l'hôpital liés à l’alcool en moins par an. Désormais, une bouteille de 70 cl de whisky ne pourra pas être vendue en-dessous de 14 livres (15,60 euros) et une bouteille de 75 cl de vin à 12,5% pas moins de 4,69 livres (5,2 euros).